Henrietta HINE

Head of Public Programmes, Courtauld Institute of Art – University of London
As Head of Public Programmes at the Courtauld Institute Henrietta Hine has responsibility for education and public events in the gallery, professional development for students and a comprehensive range of art history courses for adults. She also leads the new widening participation programme which aims to encourage young people from diverse backgrounds to engage with art history and cutting edge contemporary practice at the highest level.
Henrietta has a background in experimental art practice and was formerly Curator of Education Programmes at the Whitechapel Gallery and coordinator of the UK Government’s en-quire research project for London. She developed and ran national training programmes for engage, the National Association for Gallery Education in the UK as well as internationally for Prohelvetia in Switzerland and the British Council in Thailand, Japan and China.

(Re) What a Difference a Decade Makes: the rise and fall of government support for creative learning
The last UK Labour government promoted the idea that creativity and access to culture are a necessary adjunct to learning, not only within the arts but also across the wider spectrum of subjects. This notion was underpinned by a belief that creative thinking, flexibility and imagination were important in the development of innovation in industry, technology and business of the future.
Significant resources were directed towards research, which investigated and supported this concept both in formal education and more widely across the cultural sector in the UK. This debate also appears to be current in France as recently highlighted in an article in the Guardian Newspaper by journalist Polly Curtis. The article highlights Lou Redounet High School in Uzés as an example, and discusses the experimental shifts in French schools exploring the idea that ‘The government is experimenting with introducing more arts and cultural activities in schools.’
In the UK since 1997 many reports have been commissioned into the role of creativity and learning in the cultural sector as well as an extensive review of the formal education structures in schools. Key publications include ‘A Common Wealth: Museums in the Learning Age’ (1997), and ‘All Our Futures’ (1999), both of which set the foundations for change; and more recently ‘Democratic Culture – Opening up the Arts to Everyone’ (2008), ‘Learning to Live’ (2009) and ‘Get It: the Power of Cultural Learning’ (2010). These, amongst others, have had a significant impact on the museum and gallery sector and have contributed to the legitimisation of art-based learning as a means of encouraging the public to engage with collections.
The Labour government’s policy, which removed entry fees to museums and galleries, led in turn to an explicit acknowledgement that those cultural institutions supported by the taxpayer should make concerted and measurable efforts to engage the public more actively. Although this led to some inevitable reactionary debate the general consensus was positive and in the last decade learning has become more securely embedded in most cultural institutions. This can be illustrated by the high level of investment in museum and gallery education programmes and facilities, particularly those which encourage creativity, increase knowledge and understanding and engage communities with high levels of poverty and deprivation.
As well as referring to the reports mentioned above I will show examples of innovation and good practice which illustrate the benefits of using art as a conduit for learning in the unique educational environment of museums and galleries. Unfortunately, the current government in the UK appears to be dismantling the policies and structures which support creative learning through the arts as fast as they can; we can only guess at the impact this will have on the work that has been developed in recent years.
Key-words: Art policy, Museum learning, Art politics, Developing creativity, Artistic good practice.

Henrietta HINE
Chef du départment Public Programmes à l’Institut Courtauld-Université de Londres

Chef du départment Public Programmes à l’Institut Courtauld, Henrietta Hine est responsable des évènements éducatifs et publics au sein de la galerie Courtauld, ainsi que de l’insertion professionnelle des étudiants de l’institut Courtauld et d’un ensemble de programmes d’Histoire de l’Art pour adultes.
Elle dirige aussi le nouveau programme Widening Participation, visant à éveiller jeunes adultes et adolescents à l’histoire de l’art et à la pratique artistique contemporaine. Henrietta a une formation de plasticienne expérimentale, et a été Curator of Education Programmes à la Whitechapel Gallery. Elle a aussi été la coordinatrice du projet de recherche du gouvernement britannique en-quire à Londres. Elle a développé et dirigé de nombreux programmes de formation pour engage, l’association nationale des médiateurs culturels des musées Britanniques, et internationalement auprès de Prohelvetia en Suisse et pour le British Council en Thailande, au Japon et en Chine.

(Re) Ce qu’une décennie peut changer : l’essor et la chute de l’effort gouvernemental en faveur de l’apprentissage de la créativité
Le dernier gouvernement travailliste en Grande-Bretagne (1997-2010) avait promu l’idée que la créativité et l’accès à la culture étaient nécessaires à l’apprentissage, non seulement artistique, mais aussi d’autres disciplines plus classiques. Cette idée renforçait la conviction que penser créativement, avec flexibilité et imagination, était important dans l’innovation industrielle et technologique ainsi que dans le développement des entreprises.
Des ressources conséquentes avaient été alors mises à disposition de la recherche examinant et appuyant cette conviction dans le domaine de l’éducation et de la culture en Grande-Bretagne. Le débat autour de cette question semble aussi être d’actualité en France, à en lire l’article de la journaliste du Guardian Polly Curtis dans son reportage sur l’école Lou Redounet à Uzès. Dans son article, la journaliste examine les écoles françaises pilotes chargées des expérimentations du gouvernement français visant à introduire plus d’art et d’activités culturelles dans les écoles.
En Grande-Bretagne, depuis 1997, le gouvernement a passé commande de plusieurs rapports sur le rôle de la créativité et de l’apprentissage dans le secteur culturel ainsi que dans le système éducatif et dans les structures scolaires. Des publications clés en sont ressorties : ‘A Common Wealth: Museums in the Learning Age’ (UK 1997), ‘All Our Futures’ (UK 1999), ‘Democratic Culture – Opening up the Arts to Everyone’ (UK 2008), ‘Learning to Live’ (UK 2009) and ‘Get It: the Power of Cultural Learning’ (UK 2010) and more recently ‘Reinvesting in Arts Education’ (USA 2011). Ces rapports, ainsi que d’autres, ont eu un impact important sur le monde des musées et de la culture. Ils ont notamment contribué à la légitimation de l’acquisition de connaissances grâce aux pratiques artistiques et à l’éveil du public aux collections.
La politique du gouvernement travailliste, qui avait aboli le prix d’entrée des musées et centres d’art, avait en conséquence rendu ces institutions culturelles redevable au contribuable, en incitant ces institutions a interagir activement avec leur public. Malgré certaines réactions rétrogrades inévitables, l’opinion générale avait été positive et au cours des dix dernières années, l’ouverture des collections et la médiation culturelle sont devenues bien plus ancrées dans la plupart de nos institutions culturelles. Ceci est bien visible dans l’investissement de haut niveau qui a été accordé aux programmes ou aux équipements éducatifs, et dans l’encouragement des institutions à la créativité, à la médiation et à la compréhension culturelle ainsi qu’à l’accès de publics pauvres ou défavorisés à leurs collections.
Je me propose d’examiner certains projets qui ont fait preuve d’innovation et de bonne pratique, tout en me referrant aux rapports mentionnés ci-dessus, afin de prouver les avantages d’utiliser l’art comme vecteur d’apprentissage dans le contexte unique que sont les musées et les galeries d’art britannique. Malheureusement, le gouvernement actuel en Grande-Bretagne semble vouloir démanteler peu à peu ces politiques et ces structures qui soutiennent l’acquisition de connaissances grâce aux pratiques artistiques dans le système éducatif. Ce demantellement s’opère sous couvert de la récession économique, mais aussi au sein d’une idéologie qui est illustrée dans l’exclusion des matières artistiques dans le tout récent ‘Baccalauréat Anglais’. Ma communication examinera l’impact potentiel et immédiat que ces nouvelles politiques auront sur l’éducation artistique et l’accès à la culture dans les services Éducation des musées.
Mots-clés : Politiques artistiques, Apprendre au musée, L’art en politique, Développer la créativité, Bonnes pratiques artistiques.