Nina PEARLMAN

Manager of UCL Art Collections, University College London
Nina Pearlman is Manager of UCL Art Museum, University College London. She gained her MA and BA in Fine Art from the Slade School of Fine Art, UCL, and University of Haifa, Israel, respectively, before completing her PhD at the London Consortium. Her interdisciplinary doctoral research centred on art and the public sphere, introducing Kantian arguments into the debates concerning the administration of art and the regulation of its visibility. She recently curated Looking Back at the Life Room — a project by Naomi Salaman (Jan-Jun 2010) at UCL Art Museum and co-convened the conference Art Schools: Invention, Invective and Radical Possibilities (June 2010). Nina is also a lecturer on the MA Arts Policy and Management at Birkbeck College. Recent publications include: ‘Rethinking Public Art: A Kantian Critique’ in Public, 20th anniversary issue (37), 2008; ‘Downloading and Uploading: the foundations of public space’ in The Sound of Downloading Makes Me Want to Upload, ed. Victor Boullet, The Society of Social Hypocrisy, Paris 2011.

(Re) THE POP-UP exhibition: sustainable approaches to public engagement
At UCL Art Museum we face the challenge not unfamiliar to many museum colleagues, namely, lack of adequate display space and diminishing resources. Two major changes in the funding landscape in Britain stand to impact us, namely the new strategic framework of the Arts Council as it takes on the responsiblities of the Museums, Libraries & Archives Council, and the cuts affecting universities that see a substantial rise in student fees. As a result we are having to think up sustainable ways for visitors to engage with our objects that at once deliver on our core aims as well as offer a different type of encounter with a work of art – more focused in its duration and intensity yet informal and intimate.
Of the 10,000 works held in the collections of UCL Art Museum approximately 8000 are prints and drawings dating from the 1490s onwards, none of which are on permanent display. This paper introduces an innovative low-tech approach that aims to help change viewing attitudes and influence the culture of teaching while at the same time making sure the collections can continue to enhance knowledge and contribute to new ideas. Enthusiastically received by lecturers and students alike, the Pop-Up Display was piloted at UCL Art Museum last summer. It is a means of engaging more closely and creatively with faculty members within the confines of the multipurpose space offered by a traditional print room. After Duchamp it is possible to imagine an exhibition in a suitcase or a shop window. It is even possible to imagine calling a cupboard of artefacts that have yet to be catalogued a museum and curate an exhibition on a shelf. The open-endedness of the pop-up pays homage more to the Happenings of the 70s than to an institutional events programme. Thus, the principle is simple and can be appropriated in any framework – assisted by our curatorial team, academic staff select between 2 – 10 works on paper to put on display for an hour. During this hour anything can happen.
Key-words: University art collections, access to resources, exhibition, curating, prints & drawings.

Nina PEARLMAN
Responsable des collections d’art, UCL, University College London

Nina Pearlman est directrice du Musée d’Art de UCL. Elle a obtenu sa Licence et son Master des beaux-arts à la Slade School of Fine Arts, à UCL et à l’Université de Haïfa, Israël avant de compléter son doctorat au Consortium de Londres. Sa recherche doctorale interdisciplinaire, centrée sur l’art et la sphère publique, introduisait des arguments kantiens dans les débats concernant l’administration de l’art et la réglementation de sa visibilité. Elle a récemment organisé Looking Back at the Life Room – un projet de Naomi Salaman (Jan-Jun 2010) au Musée d’Art de UCL et co-organisé la conférence Art Schools: Invention, Invective and Radical Possibilities (Juin 2010).
Nina est également professeur de politique et de gestion des arts à Birkbeck College. Ses publications récentes comprennent : ‘Rethinking Public Art: A Kantian Critique’ in Public, 20th anniversary issue (37), 2008; ‘Downloading and Uploading: the foundations of public space’ in The Sound of Downloading Makes Me Want to Upload, ed. Victor Boullet, The Society of Social Hypocrisy, Paris, 2011.

(Re) Les expositions portables: approches durables de la participation du public
Dans son approche durable de la participation du public, le Musée d’Art de UCL fait face à un défi qui n’est pas étranger aux nombreux collègues travaillant dans les musées, c’est-à-dire le manque d’espace d’exposition et la réduction des financements. Deux changements majeurs dans le contexte des subventions en Grande-Bretagne affectent ce milieu. D’une part, la fermeture du MLA (Museums, Libraries and Archives Council) dont certaines (mais pas toutes) responsabilités ont été transférées à l’Arts Council. D’autre part, la réduction des subventions aux universités qui a eu pour effet d’augmenter de façon substantielle les frais d’inscription à l’université. En conséquence, nous devons identifier des solutions durables pour continuer à interagir avec nos visiteurs et nos collections ainsi qu’offrir un type différent de rencontre avec une œuvre d’art — plus durable et plus intense bien qu’aussi informelle et intime.
Sur les 10000 œuvres détenues dans les collections du Musée d’art de UCL, à peu près 8000 œuvres (datant des années 1490 à nos jours) sont des dessins ou des gravures et ne sont pas exposées de façon permanente.
Cette communication introduit une approche low-tech et innovante, qui vise à changer la facon de visualiser une œuvre et de l’enseigner ainsi qu’à initier un nouvel apprentissage artistique et à contributer au renouvellement d’idées nouvelles. Reçu avec enthousiasme par les conférenciers et les étudiants, le Pop-Up Display a été mis à l’essai au Musée d’Art de UCL l’année dernière. Le Pop Up display permet de travailler au plus près et de facon plus créative avec les membres du corps professoral tout en restant dans l’espace polyvalent et traditionnel d’un cabinet d’estampes. Depuis Duchamp, il est possible d’imaginer une exposition dans une valise ou une vitrine. Il est même possible de concevoir un placard rempli d’artefacts, comme un musée, et d’organiser une exposition sur l’une de ses étagères. L’infinie possibilité des pop-ups rend davantage hommage aux Happenings des années 1970 qu’aux programmes institutionaux. Le principe en est simple et peut s’appliquer à n’importe quel cadre ; assisté par une équipe de conservateurs, le personnel enseignant sélectionne entre deux et dix œuvres sur papier à exposer pendant une heure. En une heure, tout peut arriver.
Mots-clés : collections d’art universitaires; accès aux ressources; exposition; muséographie; estampes, gravures et dessins.